Nathalie Lapeyre, Jacqueline Laufer, Séverine Lemière, Sophie Pochic et Rachel Silvera (dir.), Le genre au travail : recherches féministes et luttes de femmes, Paris, Éditions Syllepse, 2020, 341 pages et Silvia Federici, Maud Simonet, Morgane Merteuil et Morgane Kuehni (dir.), Travail gratuit et grèves féministes, Genève-Paris, Éditions Entremonde, 2020, 108 pages
Cet article s’intéresse à la prise en charge des interruptions volontaires de grossesses telle qu’elle s’effectue dans des centres d’orthogénie de l’hôpital public. L’objectif est de montrer que le contrôle social des avortantes est tributaire du recrutement genré des équipes médicales et soignantes...
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| Gepubliceerd in: | Travail, genre et sociétés | 49 | 1 | 2023-04-12 | p. 187-193 | 1294-6303 |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2023
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Cet article s’intéresse à la prise en charge des interruptions volontaires de grossesses telle qu’elle s’effectue dans des centres d’orthogénie de l’hôpital public. L’objectif est de montrer que le contrôle social des avortantes est tributaire du recrutement genré des équipes médicales et soignantes. Les professionnelles de l’orthogénie, presque exclusivement des femmes déjà mères, choisissent cette spécialité délaissée moins par militantisme que pour se rendre davantage disponibles pour leur vie familiale, renonçant de fait à une activité professionnelle plus valorisée. Une telle organisation du travail amène ainsi auprès des avortantes des professionnelles ayant une conception plutôt essentialiste de la maternité et des rapports de genre. La prise en charge proposée se fonde sur un travail émotionnel de care, d’autant plus nécessaire qu’il constitue la principale source de reconnaissance au travail, en l’absence d’une importante technicité. Ce travail de care, faiblement politisé, performe cependant des attentes genrées envers les usagères et contribue paradoxalement à renouveler la stigmatisation de l’avortement. |
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