Quelles pratiques féministes de la non-mixité ?

Cet article s’intéresse à la prise en charge des interruptions volontaires de grossesses telle qu’elle s’effectue dans des centres d’orthogénie de l’hôpital public. L’objectif est de montrer que le contrôle social des avortantes est tributaire du recrutement genré des équipes médicales et soignantes...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Travail, genre et sociétés | 49 | 1 | 2023-04-12 | p. 161-164 | 1294-6303
Autores principales: Gallot, Fanny, Jacquemart, Alban
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2023
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Cet article s’intéresse à la prise en charge des interruptions volontaires de grossesses telle qu’elle s’effectue dans des centres d’orthogénie de l’hôpital public. L’objectif est de montrer que le contrôle social des avortantes est tributaire du recrutement genré des équipes médicales et soignantes. Les professionnelles de l’orthogénie, presque exclusivement des femmes déjà mères, choisissent cette spécialité délaissée moins par militantisme que pour se rendre davantage disponibles pour leur vie familiale, renonçant de fait à une activité professionnelle plus valorisée. Une telle organisation du travail amène ainsi auprès des avortantes des professionnelles ayant une conception plutôt essentialiste de la maternité et des rapports de genre. La prise en charge proposée se fonde sur un travail émotionnel de care, d’autant plus nécessaire qu’il constitue la principale source de reconnaissance au travail, en l’absence d’une importante technicité. Ce travail de care, faiblement politisé, performe cependant des attentes genrées envers les usagères et contribue paradoxalement à renouveler la stigmatisation de l’avortement.