Christian Topalov (dir.), Philanthropes en 1900. Londres, New York, Paris, Genève

Au xixe siècle, les utopies prennent une tournure concrète, aux États-Unis tout particulièrement. De multiples façons de vivre et de travailler tranchant avec les normes dominantes y sont alors expérimentées. En raison de la radicalité de ses choix mais aussi de sa pérennité, Oneida (New York) est...

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Pubblicato in:Travail, genre et sociétés | 48 | 2 | 2022-11-14 | p. 213-215 | 1294-6303
Autore principale: Hondermarck, Alexandra
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2022
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Au xixe siècle, les utopies prennent une tournure concrète, aux États-Unis tout particulièrement. De multiples façons de vivre et de travailler tranchant avec les normes dominantes y sont alors expérimentées. En raison de la radicalité de ses choix mais aussi de sa pérennité, Oneida (New York) est probablement l’une des communautés utopiques les plus remarquables. Sous la houlette de son fondateur, John Humphrey Noyes, elle invente de nouvelles formes d’organisations du travail ( free labor) et de relations entre les femmes et les hommes ( free love). L’article montre d’abord que cette aventure collective doit être analysée au carrefour des débats sur l’abolitionnisme qui précèdent la guerre de Sécession et de l’utopie de Charles Fourier (telle qu’elle s’incarne notamment à travers ses écrits sur les mondes industriel et amoureux). Il brosse ensuite un tableau en clair-obscur des innovations concernant la vie en communauté, le travail et le genre à Oneida, ainsi que de leurs principales transformations entre 1848 et 1880.