Les atteintes à la productivité des femmes en science. Le cas d’un laboratoire d’écologie québécois

Cet article s’appuie sur une enquête de plusieurs années dans un laboratoire québécois d’écologie animale. Il s’intéresse au vécu des étudiantes, essentiellement avant leur accès au postdoctorat, et aux freins à leur entrée dans une carrière scientifique académique. On traite, d’une part, de l’inéga...

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Julkaisussa:Travail, genre et sociétés | 47 | 1 | 2022-03-21 | p. 111-129 | 1294-6303
Päätekijä: Clément, Xavier
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2022
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Cet article s’appuie sur une enquête de plusieurs années dans un laboratoire québécois d’écologie animale. Il s’intéresse au vécu des étudiantes, essentiellement avant leur accès au postdoctorat, et aux freins à leur entrée dans une carrière scientifique académique. On traite, d’une part, de l’inégale division/valorisation du travail et des mécanismes de blocage/dépossession du travail des étudiantes au sein du laboratoire. D’autre part, de l’élection au sein du département de certains étudiants comme futurs « Grands chercheurs » en miroir de la dévaluation des étudiantes, en relation étroite avec la constitution de réseaux de cooptation préférentielle entre hommes. Enfin dans une troisième partie, des mécanismes d’invisibilisation de cette inégalité de traitement entre les sexes. Dans un milieu officiellement égalitaire, mais dans les faits très inégalitaire, la marginalisation des femmes est produite collectivement de façon discrète, diffuse et ambivalente, d’où l’importance des approches ethnographiques qui restent rares.