Reconnaître le travail domestique, sans le rémunérer pour autant

À la fin du xixe et au début du xxe siècles, le vêtement de travail fait l’objet d’une attention accrue de la part des différents acteurs du monde professionnel. Loin d’être anodin et librement choisi par les travailleurs et les travailleuses, le vêtement de travail s’inscrit dans des dynamiques s...

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:Travail, genre et sociétés | 46 | 2 | 2021-10-28 | p. 189-193 | 1294-6303
1. Verfasser: Silvera, Rachel
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2021
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:À la fin du xixe et au début du xxe siècles, le vêtement de travail fait l’objet d’une attention accrue de la part des différents acteurs du monde professionnel. Loin d’être anodin et librement choisi par les travailleurs et les travailleuses, le vêtement de travail s’inscrit dans des dynamiques socio-économiques et dans des contextes politiques, culturels et professionnels diversement astreignants. Dirigeant·e·s, législateurs/rices, acteurs/rices de la société civile et travailleurs/euses participent à des processus de codification vestimentaire qui font de la tenue de travail le produit d’une fabrique sociale à la fin du xixe siècle. Pratiques et interdits sociaux de genre tendent alors à normaliser les usages vestimentaires au sein du monde professionnel, notamment ouvrier et employé.