Approche intersectionnelle et postcoloniale d’un privilège

À partir d’une enquête sociologique sur le privilège occidental tel qu’il se déploie entre Dubaï et la France, cet article intervient dans deux débats au sein du champ de l’intersectionnalité : comment cette notion peut-elle se combiner avec les approches transnationales et postcoloniales ? Est-il p...

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Vydáno v:Travail, genre et sociétés | 44 | 2 | 2020-10-15 | p. 87-105 | 1294-6303
Hlavní autor: Le Renard, Saba A.
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2020
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:À partir d’une enquête sociologique sur le privilège occidental tel qu’il se déploie entre Dubaï et la France, cet article intervient dans deux débats au sein du champ de l’intersectionnalité : comment cette notion peut-elle se combiner avec les approches transnationales et postcoloniales ? Est-il pertinent d’utiliser l’intersectionnalité pour travailler sur des personnes en position dominante ? L’article montre qu’à Dubaï, tou·te·s les titulaires de passeports occidentaux bénéficient d’avantages, mais pas des mêmes avantages : les contrats d’expatriation et packages famille suravantagent des hommes blancs. Le fossé entre les expériences se creuse à moyen terme. Certain·e·s sont mobiles, tandis que d’autres se sentent contraint·e·s de rester à Dubaï. Certaines carrières, notamment de femmes non-blanches, tournent court. L’expérience d’un privilège est alors précaire et éphémère. Enfin, les projections en France sur le Golfe n’affectent pas tou·te·s les personnes qui en reviennent de la même manière.