Bruno Perreau, Qui a peur de la théorie queer ?

Cet article propose d’aborder l’histoire du travail féminin sous l’Occupation par le prisme de l’intégration à l’économie de guerre allemande. La politique du travail des femmes françaises pour l’Allemagne constitue dès le début une source d’inquiétude pour le gouvernement de Vichy, tant il est clai...

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Vydáno v:Travail, genre et sociétés | 42 | 2 | 2019-10-16 | p. 217-220 | 1294-6303
Hlavní autor: Marignier, Noémie
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2019
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Cet article propose d’aborder l’histoire du travail féminin sous l’Occupation par le prisme de l’intégration à l’économie de guerre allemande. La politique du travail des femmes françaises pour l’Allemagne constitue dès le début une source d’inquiétude pour le gouvernement de Vichy, tant il est clair qu’elle va à l’encontre du projet de restauration de l’ordre familial qu’il mène par ailleurs. Du point de vue de l’occupant, cette politique de recrutement d’une main-d’œuvre étrangère a au contraire l’avantage de préserver les rapports de genre en Allemagne, en faisant peser le poids de la production de guerre sur les épaules des étrangers. Quand les tensions autour de l’approvisionnement en main-d’œuvre se font plus fortes, la question du recrutement forcé des Françaises pour le territoire du Reich se pose, mais elle est finalement écartée au bénéfice d’une politique du travail contraint des femmes en France. Cette étude met en lumière l’intérêt d’une perspective transnationale pour aborder le genre des politiques du travail.