Un pas vers l’autonomie des femmes : le revenu universel vu du Japon

L’ordinaire est un thème souvent mobilisé dans les études sur les violences de genre. À partir d’un cas d’atteinte sexuelle sur mineure, cet article a pour objectif d’en préciser les enjeux. Il montre en premier lieu que la notion d’ordinaire, qui signifie souvent ce qui est commun à toutes les femm...

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Dans:Travail, genre et sociétés | 40 | 2 | 2018-11-08 | p. 175-182 | 1294-6303
Auteurs principaux: Katada, Kaori, Tronc, Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’ordinaire est un thème souvent mobilisé dans les études sur les violences de genre. À partir d’un cas d’atteinte sexuelle sur mineure, cet article a pour objectif d’en préciser les enjeux. Il montre en premier lieu que la notion d’ordinaire, qui signifie souvent ce qui est commun à toutes les femmes, gagne à voir son périmètre précisé : dans le cas analysé, le travail artistique, sa dimension vocationnelle, la personnalisation des relations entre professeur et étudiante, les coûts d’entrée dans le métier pour les femmes sont des éléments déterminants. Dans les études féministes, l’ordinaire désigne également les faits de violence qui caractérisent la vie quotidienne des femmes. En distinguant faits, situation et qualification, l’article montre que la qualification de violence implique un sentiment d’anormalité et une réflexivité largement absents dans les situations de violence de genre. Ce hiatus explique l’incertitude souvent inhérente à la qualification de violence et le caractère rétrospectivement énigmatique des situations de violence. L’ordinaire de la violence désigne ainsi moins une évidence occultée qu’un registre de l’expérience où les abus et les agressions sont intégrés dans le cours des choses et normalisés par les protagonistes.