Travail domestique : des classes populaires conservatrices ?

Cet article étudie la façon dont hommes et femmes des classes populaires perçoivent l’inégale répartition des tâches domestiques et y réagissent. En mobilisant à la fois des données statistiques et dix-sept monographies de couples hétérosexuels avec enfants, il défend l’idée que la période historiqu...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:Travail, genre et sociétés | 39 | 1 | 2018-03-30 | p. 63-81 | 1294-6303
Principais autores: Cartier, Marie, Letrait, Muriel, Sorin, Matéo
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2018
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cet article étudie la façon dont hommes et femmes des classes populaires perçoivent l’inégale répartition des tâches domestiques et y réagissent. En mobilisant à la fois des données statistiques et dix-sept monographies de couples hétérosexuels avec enfants, il défend l’idée que la période historique qui va des années 1980 jusqu’à nos jours se caractérise moins par la permanence d’un attachement positif des classes populaires à une stricte division des rôles sexués, que par une lente différenciation des conceptions en matière de travail domestique à l’intérieur même de ces classes. L’attachement à une stricte division sexuée du travail vaut surtout pour leurs strates les plus précaires. Les ménages stabilisés des classes populaires s’en détachent à travers la participation, certes modeste mais accrue, des hommes ouvriers et employés aux tâches domestiques mais aussi à travers la mise en question du déséquilibre domestique par les femmes.