Cheffes d’orchestre, le temps des pionnières n’est pas révolu !

Si, de manière générale, la musique demeure le domaine le moins féminisé des métiers de la création et de l’interprétation artistique, la direction d’un ensemble symphonique représente un cas paroxystique. Les femmes chefs – les cheffes – d’orchestre restent particulièrement peu nombreuses. Surtout,...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Travail, genre et sociétés | 35 | 1 | 2016-04-04 | p. 107-125 | 1294-6303
Autor Principal: Ravet, Hyacinthe
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2016
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Si, de manière générale, la musique demeure le domaine le moins féminisé des métiers de la création et de l’interprétation artistique, la direction d’un ensemble symphonique représente un cas paroxystique. Les femmes chefs – les cheffes – d’orchestre restent particulièrement peu nombreuses. Surtout, elles ont du mal à se faire une place dans le milieu et à s’y faire reconnaître comme de véritables « chefs ». Étudier cet univers de pouvoir très hiérarchisé et très « masculin », qui résiste toujours à l’arrivée de musiciennes, permet ainsi de sonder les enjeux symboliques autour du pouvoir créateur. Cela permet d’interroger la manière dont le genre traverse les domaines de pouvoir, comme dans tous les univers de travail et d’apprentissage, et – paradoxalement ? – les domaines de la création. Cela permet aussi d’observer la manière dont le genre de pratiques très sexuées progressivement se métamorphose.