Florence Rochefort et Maria Eleonora Sanna (dir.), Normes religieuses et genre. Mutations, résistances et reconfiguration XIXe – XXIe siècle. Armand Colin, coll. « Recherches », Paris, 2013, 315 pages

Le métier d’éboueur-e à Paris, bien que classé dans la catégorie d’ouvrier non qualifié, ne peut être compris sans l’analyse de dimensions mal prises en compte dans les qualifications professionnelles, alors qu’elles renseignent le « drame social du travail » d’activités enserrées dans le cadre du s...

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Опубликовано в: :Travail, genre et sociétés | 33 | 1 | 2015-04-27 | p. 199-202 | 1294-6303
Главный автор: Khemilat, Fatima
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2015
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:Le métier d’éboueur-e à Paris, bien que classé dans la catégorie d’ouvrier non qualifié, ne peut être compris sans l’analyse de dimensions mal prises en compte dans les qualifications professionnelles, alors qu’elles renseignent le « drame social du travail » d’activités enserrées dans le cadre du service (au) public. Pourtant, ces dimensions relationnelles et affectives font l’objet d’une attention renforcée de la part de la municipalité, sous l’effet de deux grandes dynamiques politiques. La première est liée au recrutement de femmes, ouverture ayant entraîné des changements dans le travail. La seconde provient d’un renforcement des exigences en matière de nettoiement : il est attendu de la part des agents une meilleure qualité de service et une attention plus marquée à l’« image de la ville ». Ainsi, le métier d’éboueur-e interroge à sa manière le processus de déségrégation de la classe ouvrière, formant une figure d’« ouvrier-e de service » typique des classes populaires actuelles.