Estrella, une migrante à Buenos Aires

Alors même que la diffusion de l’automobile a été investie par la sociologie dès les années 1970, les analyses demeuraient aveugles aux différenciations de genre. Pourtant, à cette date, les femmes sont alors largement à l’écart de cette massification. Or, l’appropriation par les femmes de l’automob...

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書誌詳細
出版年:Travail, genre et sociétés | 33 | 1 | 2015-04-27 | p. 5-21 | 1294-6303
第一著者: Borgeaud-Garciandía, Natacha
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2015
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Alors même que la diffusion de l’automobile a été investie par la sociologie dès les années 1970, les analyses demeuraient aveugles aux différenciations de genre. Pourtant, à cette date, les femmes sont alors largement à l’écart de cette massification. Or, l’appropriation par les femmes de l’automobile s’avère ambivalente, permettant de s’interroger sur le sens à donner à une possible convergence des pratiques de mobilité entre hommes et femmes. Si l’automobile a souvent été appréhendée comme un vecteur d’émancipation, elle peut s’avérer toutefois être un outil de la prolongation des rôles sexués au sein des ménages. De la même façon que les objets ménagers peuvent se trouver non pas émancipateurs mais intensificateurs du travail domestique, l’automobile devient peut-être le véhicule de l’extension du travail domestique. C’est à cette alternative que nous essaierons de répondre en analysant, à partir des données issues des enquêtes Transports de l’Insee menées de 1980 à 2008, la diffusion du permis de conduire et les logiques des usages de l’automobile chez les femmes.