Un plafond de verre plus bas dans la fonction publique ?

En utilisant l’enquête coi 2006, qui fournit des données quantitatives comparatives entre secteurs public et privé, l’article étudie la place des femmes dans les fonctions d’encadrement au sein des deux secteurs, en distinguant d’une part l’encadrement comme statut : être cadre (ou cadre A dans le...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:Travail, genre et sociétés | 30 | 2 | 2013-10-01 | p. 131-154 | 1294-6303
1. autor: Alber, Alex
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2013
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:En utilisant l’enquête coi 2006, qui fournit des données quantitatives comparatives entre secteurs public et privé, l’article étudie la place des femmes dans les fonctions d’encadrement au sein des deux secteurs, en distinguant d’une part l’encadrement comme statut : être cadre (ou cadre A dans le secteur public) et d’autre part comme responsabilité : avoir des subordonnés. L’article montre que le secteur public a un encadrement notablement plus féminisé que le secteur privé et que les femmes cadres y jouent plus fréquemment un rôle d’encadrement, avec des équipes en moyenne plus nombreuses. Pourtant, à l’issue de traitements toutes choses égales par ailleurs, ces résultats sont fortement nuancés : il apparaît que si l’accès au statut cadre est aussi difficile pour les femmes des deux secteurs, les femmes du secteur public sont particulièrement désavantagées lorsqu’il s’agit d’accéder à l’exercice de responsabilités hiérarchiques, étant plus orientées vers des fonctions de cadre expert que de manager. Or, dans un contexte de valorisation croissante des fonctions managériales au sein de la fonction publique, cette difficulté accrue à encadrer pour les femmes est sans doute l’un des éléments explicatifs de la permanence du « plafond de verre » auquel se heurtent les femmes cadres du secteur public.