Des femmes dans un métier d'hommes : l'apprentissage de la chirurgie
RésuméVéritables exceptions statistiques, les femmes sont une bonne « entrée » pour révéler certaines dimensions de la socialisation professionnelle en chirurgie. Il s’agit ici d’étudier le contenu de la socialisation professionnelle (qu’est-ce qui se transmet ?) et les modalités concrètes de perpét...
Gardado en:
| Publicado en: | Travail, genre et sociétés | 22 | 2 | 2009-10-27 | p. 117-133 | 1294-6303 |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2009
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméVéritables exceptions statistiques, les femmes sont une bonne « entrée » pour révéler certaines dimensions de la socialisation professionnelle en chirurgie. Il s’agit ici d’étudier le contenu de la socialisation professionnelle (qu’est-ce qui se transmet ?) et les modalités concrètes de perpétuation de cette culture chirurgicale (comment cela se transmet ?). L’analyse est centrée sur l’étape de l’internat. Les femmes qui entrent en chirurgie ont déjà un patrimoine dispositionnel les y préparant. Toutefois, leur insertion professionnelle ne s’est pas faite sans une certaine masculinisation. Cette application à faire oublier que l’on est une femme témoigne de la prégnance des valeurs viriles dans la profession. Par des observations de terrain, on s’est efforcé de voir les mécanismes concrets par lesquels la domination masculine opère et recrute des candidats. Sur le terrain par exemple, on a pu constater que les plaisanteries grivoises et sexistes contribuent efficacement à l’éviction des femmes. Les mêmes processus qui contribuent à évincer certaines externes en attirent d’autres et les façonnent encore. La socialisation professionnelle prend appui sur les expériences socialisatrices passées et les retravaille. |
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