La gestion des minorités discréditables : le cas de l'orientation sexuelle

RésuméCet article cherche à montrer qu’il n’est pas toujours opportun d’opposer les approches égalitaristes et antidiscriminatoires, d’un côté, et les approches anglo-saxonnes plus récentes en France de type «  diversity management », de l’autre. Il peut exister pour certaines minorités discréditabl...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Travail, genre et sociétés | º 21 | 1 | 2009-02-01 | p. 69-89 | 1294-6303
Auteurs principaux: Falcoz, Christophe, Becuwe, Audrey
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2009
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméCet article cherche à montrer qu’il n’est pas toujours opportun d’opposer les approches égalitaristes et antidiscriminatoires, d’un côté, et les approches anglo-saxonnes plus récentes en France de type «  diversity management », de l’autre. Il peut exister pour certaines minorités discréditables (par opposition aux minorités discréditées) à la fois une demande d’égalité des droits au niveau de la société et une aspiration à bénéficier de politiques « inclusives » en entreprise ce que permettent d’illustrer les résultats d’une enquête auprès de 1 413 salarié-e-s gays et lesbiennes. Comme une forte proportion d’entre eux/elles se cache sur le lieu de travail, la question de la discrimination devient secondaire. Il s’agit plutôt pour ces salarié-e-s d’estimer le degré de tolérance vis-à-vis d’orientations sexuelles « non conformes », notamment en ayant une idée du degré d’hétérocentrisme de leur environnement de travail. L’étude montre que ce sont bien plus les politiques de management de la diversité que celles de lutte contre les discriminations qui seraient en mesure d’assurer aux gays et aux lesbiennes qui souhaitent se dévoiler au travail, qu’elles/ils puissent le faire sans risque.