Les paradoxes d'une satisfaction

RésuméLorsqu’on demande aux femmes si elles sont satisfaites de leur salaire, compte tenu du travail qu’elles fournissent, leurs réponses diffèrent à peine de celles des hommes alors que leurs salaires sont inférieurs de 20 %. Le paradoxe s’explique dès lors qu’on prend en compte le poids de la repr...

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Udgivet i:Travail, genre et sociétés | 15 | 1 | 2006-04-01 | p. 121-138 | 1294-6303
Auteurs principaux: Baudelot, Christian, Serre, Delphine
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2006
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-TGS_015_0121
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spelling cairn-TGS_015_0121TGSTravail, genre et sociétés https://shs.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2006-1-page-121?lang=fr https://doi.org/10.3917/tgs.015.0121 Les paradoxes d'une satisfaction Baudelot, ChristianSerre, Delphine2006 fre Travail, genre et sociétés | 15 | 1 | 2006-04-01 | p. 121-138 | 1294-6303 TGS_0152 RésuméLorsqu’on demande aux femmes si elles sont satisfaites de leur salaire, compte tenu du travail qu’elles fournissent, leurs réponses diffèrent à peine de celles des hommes alors que leurs salaires sont inférieurs de 20 %. Le paradoxe s’explique dès lors qu’on prend en compte le poids de la représentation du salaire féminin comme salaire d’appoint et que l’on cherche à comprendre les points de référence qui servent aux unes et aux autres pour évaluer leur salaire. C’est en comparant leurs salaires à ceux de leurs supérieurs immédiats ou de leurs collègues masculins que les hommes expriment leur satisfaction ou insatisfaction, alors que c’est en mesurant le chemin parcouru depuis la génération de leurs mères et en comparant leurs salaires à ceux d’autres femmes souvent moins bien payées que les femmes évaluent le niveau de satisfaction qu’elles retirent de leur travail et de leur salaire.When asked if they are satisfied with their salaries given the work they accomplish, women give very similar answers to those of men, whereas their salaries are 20 % lower. The paradox is resolved the moment one takes into account the common representation that the female salary is a supplementary income. The paradox is resolved even further if one tries to understand the references men and women use to evaluate their salaries. Men express satisfaction or dissatisfaction after comparing their salaries to their immediate superiors’ or to their male colleagues’. Women, on the other hand, evaluate their satisfaction with their jobs and their salaries by measuring progress since their mothers’ generation and by comparing their salaries to those of other women who are often less paid.ResumenCuando se pregunta a las mujeres si están satisfechas de su salario, teniendo en cuenta el trabajo que realizan, sus respuestas difieren poco de las de los hombres aunque sus salarios sean inferiores en un 20 %. Se explica la paradoja si tomamos en cuenta la representación del salario femenino como salario de complemento e intentamos comprender los puntos de referencia que sirven a unas y otros para evaluar su salario. Los hombres expresan su satisfacción o insatisfacción comparando sus salarios con los de sus superiores inmediatos o de sus colegas masculinos mientras que las mujeres evaluan el grado de satisfacción que sacan de su trabajo y de su salario midiendo el camino recorrido desde la generación de sus madres y comparando sus salarios con los de otras mujeres a menudo menos pagadas.ZusammenfassungDie Antworten von Frauen und Männern auf die Frage ob sie in Bezug auf die ausgeübte Tätigkeit mit ihrem Gehalt zufrieden sind stimmen weitgehend überein, obwohl die Frauen 20% weniger verdienen. Dieser Widerspruch beruht einerseits da-rauf, dass die Frauen ihr Gehalt als Zusatzeinkommen be-trachten und andererseits auf den Vergleichselementen, auf die Frauen und Männer sich jeweils bei der Einschätzung ihres Gehaltes beziehen. Das männliche Gehaltsbefriedigungsniveau orientiert sich an den Gehältern ihrer direkten Vorgesetzten oder anderer (männlicher) Kollegen; wohingegen die Befriedigung (oder Unzufriedenheit) der Frauen sich an der Berufsentwicklung seit der Generation ihrer Mütter und am Gehalt anderer, oft weniger bezahlter Frauen, orientiert.Cairn free access
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description RésuméLorsqu’on demande aux femmes si elles sont satisfaites de leur salaire, compte tenu du travail qu’elles fournissent, leurs réponses diffèrent à peine de celles des hommes alors que leurs salaires sont inférieurs de 20 %. Le paradoxe s’explique dès lors qu’on prend en compte le poids de la représentation du salaire féminin comme salaire d’appoint et que l’on cherche à comprendre les points de référence qui servent aux unes et aux autres pour évaluer leur salaire. C’est en comparant leurs salaires à ceux de leurs supérieurs immédiats ou de leurs collègues masculins que les hommes expriment leur satisfaction ou insatisfaction, alors que c’est en mesurant le chemin parcouru depuis la génération de leurs mères et en comparant leurs salaires à ceux d’autres femmes souvent moins bien payées que les femmes évaluent le niveau de satisfaction qu’elles retirent de leur travail et de leur salaire.
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