La part de l'ombre ou celle des lumières ?
RésuméCet article propose une lecture de la façon dont les sciences sociales contemporaines ont envisagé les liens entre les femmes (puis le genre) et les sciences et finalement la recherche au cours des trente dernières années. Son objectif est de souligner la vitalité de ces domaines, leur divers...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | Travail, genre et sociétés | º 14 | 2 | 2005-10-01 | p. 29-47 | 1294-6303 |
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| Päätekijä: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2005
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | RésuméCet article propose une lecture de la façon dont les sciences sociales contemporaines ont envisagé les liens entre les femmes (puis le genre) et les sciences et finalement la recherche au cours des trente dernières années. Son objectif est de souligner la vitalité de ces domaines, leur diversité empirique, méthodologique et théorique, les modalités de leur relation avec des réflexions sociales et politiques plus larges, leurs limites mais aussi leurs potentialités. Suivant en cela la façon dont ces travaux se sont historiquement développés, l’article s’intéresse d’abord à la question – classique – de la part et de la place des femmes dans la production des sciences et des savoirs. La question initiale : "qui a pu ( qui peut) produire des sciences dans les sociétés occidentales ?" permet d’ouvrir une série d’attendus ayant trait à la façon dont les sciences sont ordinairement produites, dont elles s’insèrent dans les valeurs et les cultures dominantes d’une époque, dont elles contribuent à définir et redéfinir des rapports sociaux et notamment de sexe. L’article tente finalement de mettre en évidence trois apports de ce champ de réflexion critique : les études de genre ont transformé et transforment les conceptions ordinaires sur ce que sont les sciences et permettent d’en donner une vision plus réaliste ; la contribution des femmes aux sciences (sociales et dures) devrait être envisagée comme une opportunité d’enrichissement et d’universalisation des sciences ; l’ouverture de la recherche à la société dans la diversité de ses composantes (aussi bien du point de vue des acteurs légitimes de la production des connaissances que de la définition de ses contenus et agendas, et de l’évaluation de ses pratiques) devrait être à l’agenda du monde de la recherche dans l’avenir. |
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