Le trafic des femmes dans l'Europe du Sud-Est
RésuméLes débats féministes sur la traite des femmes et la prostitution sont ici liés aux discours et aux politiques concernant les droits de l’homme afin d’évaluer les propositions destinées à atténuer les tensions qui pèsent sur la situation des femmes. La façon dont on conçoit politiquement la pr...
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| Gepubliceerd in: | Travail, genre et sociétés | 10 | 2 | 2003-11-01 | p. 83-106 | 1294-6303 |
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| Hoofdauteurs: | , |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2003
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | RésuméLes débats féministes sur la traite des femmes et la prostitution sont ici liés aux discours et aux politiques concernant les droits de l’homme afin d’évaluer les propositions destinées à atténuer les tensions qui pèsent sur la situation des femmes. La façon dont on conçoit politiquement la prostitution joue sur les décisions et la formulation des stratégies politiques adoptées, les pays voisins pouvant opter pour des approches législatives radicalement différentes. La liberté de choix des femmes, leur victimisation et leurs pratiques de résistance sont des questions centrales. Le trafic des femmes, par sa nature, conduit à des situations de violence et à des formes de contrôle social ; il crée des relations complexes entre migration, traite des êtres humains et contrebande. Une rapide vision d’ensemble sur la traite des femmes, dans la partie Sud-Est de l’Europe ( see), met en relief d’abord l’impact de la militarisation sur certaines sociétés de l’ancienne Yougoslavie. La traite des femmes dans un contexte militarisé cumule les effets de l’usage de la force et du contrôle social exercé sur elles pour les obliger, par des moyens spécifiques, à se prostituer. Le droit pénal et la législation sur les droits de l’homme ne coexistent pas aisément avec les actions militaires et les sanctions des Nations Unies destinées à renforcer ou à déclencher la lutte contre les atteintes à ces droits. Au premier plan de ces débats se pose le problème, à la fois social et intellectuel, de la culpabilisation des femmes et des jugements moraux formulés à leur encontre. Des chercheuses féministes considèrent que des changements pratiques dans la législation portant sur les droits et les migrations favoriseraient la lutte contre la traite des femmes. |
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