Exiler, désœuvrer les femmes licenciées
RésuméQuand on suit la trajectoire des licenciées du textile au chômage depuis plusieurs années, on s’aperçoit que les arguments classiques invoquant leur manque de motivation, de mobilité et d’autonomie, ainsi que les dures réalités du marché du travail, ne sont pas tout à fait convaincants. En tan...
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| প্রকাশিত: | Travail, genre et sociétés | 8 | 2 | 2002-11-01 | p. 105-122 | 1294-6303 |
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| প্রধান লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2002
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | RésuméQuand on suit la trajectoire des licenciées du textile au chômage depuis plusieurs années, on s’aperçoit que les arguments classiques invoquant leur manque de motivation, de mobilité et d’autonomie, ainsi que les dures réalités du marché du travail, ne sont pas tout à fait convaincants. En tant que femmes, elles ont doublement, triplement subi l’indifférente inertie de l’environnement politique et social qui tend à ne pas reconnaître un droit à l’emploi consistant aux chômeurs dépourvus de qualifications reconnues. Elles n’ont pas seulement été privées d’emploi. Elles ont aussi été privées, au nom du "deuil" de leur ex-entreprise et du réalisme des "emplois modernes", de leur histoire passée et de la possibilité de se réinvestir dignement dans une activité salariée future. Souvent vécu dans la souffrance du "désœuvrement", cet exil intérieur résultant de la négation par l’entourage de leur identité de femmes actives s’alimente à l’idéologie de l’épouse dépendante vouée au sacrifice pour ses proches et au service d’autrui. |
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