La déstabilisation des ouvrières licenciées

RésuméL’analyse, sur dix-huit ans, des trajectoires de cent huit ouvrières licenciées dans la vallée de la Bruche, près de Strasbourg, conclut, pour une majorité, à la déstabilisation de longue durée. Le déficit d’emplois favorise les processus de retrait de la vie active. Liés à l’âge et à la situa...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:Travail, genre et sociétés | 7 | 1 | 2002-02-01 | p. 147-172 | 1294-6303
Hovedforfatter: Trotzier, Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2002
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:RésuméL’analyse, sur dix-huit ans, des trajectoires de cent huit ouvrières licenciées dans la vallée de la Bruche, près de Strasbourg, conclut, pour une majorité, à la déstabilisation de longue durée. Le déficit d’emplois favorise les processus de retrait de la vie active. Liés à l’âge et à la situation familiale, ils ne sont donc jamais étrangers aux inégalités de genre. Cependant, la détermination à retrouver une activité professionnelle reste forte. Le fonctionnement du marché de l’emploi féminin allié aux contraintes de la vie familiale tend à maintenir les ouvrières licenciées sur le territoire alors que les ouvriers, eux, migrent quotidiennement en grand nombre. Le mode d’accès au nouveau poste de travail détermine fortement la nature, le degré de stabilité et la localisation de celui-ci. L’aide d’une relation permet ainsi d’accéder à des postes stables, souvent dans les services. Les licenciées disposant d’un capital social moindre échappent difficilement à une longue instabilité professionnelle. Elle s’accompagne bien souvent d’un durcissement des conditions de travail.