Genre et économie : des rendez-vous manqués

RésuméLa question du genre est le plus souvent absente des théories et des politiques économiques. Certes, les courants néoclassiques (théories du capital humain, de la discrimination...) ont consacré de nombreux travaux à l’offre de travail des femmes, notamment mariées, en se fondant sur une spéci...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:Travail, genre et sociétés | 6 | 2 | 2001-10-01 | p. 123-143 | 1294-6303
المؤلف الرئيسي: Silvera, Rachel
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2001
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:RésuméLa question du genre est le plus souvent absente des théories et des politiques économiques. Certes, les courants néoclassiques (théories du capital humain, de la discrimination...) ont consacré de nombreux travaux à l’offre de travail des femmes, notamment mariées, en se fondant sur une spécialisation des rôles au sein de la famille, sans jamais la remettre en cause. Les courants hétérodoxes, quant à eux, tout au moins parmi les textes fondateurs et peut-être en dehors de la théorie de la segmentation, ont totalement occulté le genre, alors même que le cœur de leur analyse est celui des inégalités. Plus récemment, les politiques économiques ont perpétué ce silence, en gommant la dimension sexuée des mesures mises en œuvre.L’objet de cet article est donc d’amorcer une réflexion sur la place du genre en économie, en effectuant tout d’abord un tour d’horizon des principaux courants économiques en France depuis les années 1960-70. Puis une illustration de ce silence en matière de politique économique est proposée à travers la question du genre des travailleurs pauvres.