Les faux semblables de l'apprentissage
La structure sexuée des métiers, et en amont celle des formations, laisse à penser que les différenciations entre les trajectoires d’insertion professionnelles masculines et féminines relèvent essentiellement de l’organisation du marché du travail. Cette idée, sans nul doute indispensable, se garde...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | Travail, genre et sociétés | 3 | 1 | 2000-01-01 | p. 67-86 | 1294-6303 |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2000
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La structure sexuée des métiers, et en amont celle des formations, laisse à penser que les différenciations entre les trajectoires d’insertion professionnelles masculines et féminines relèvent essentiellement de l’organisation du marché du travail. Cette idée, sans nul doute indispensable, se garde néanmoins de toute réflexion sur ce que signifie le fait d’apprendre un métier. L’exemple de l’apprentissage en entreprise, secteur où le cloisonnement des sexes est fortement établi, montre qu’existent, au-delà de la structure sexuée des métiers, des structures mentales qui façonnent profondément le rapport à l’apprentissage d’un métier. Ainsi les filles apprenties sont-elles prioritairement tournées vers l’accès au métier et au savoir-faire, alors que les garçons s’inscrivent d’emblée dans une relation salariale, minimisant ainsi l’importance de la formation. Le fait que ces structures mentales socialisées perdurent dans le cas des apprentis atypiques (c’est-à-dire formés dans des spécialités dominées par l’autre sexe) montre combien elles sont intériorisées et qu’il ne suffit pas que femmes et hommes ne soient pas en concurrence directe sur le marché du travail pour que ces derniers puissent afficher une bienveillante neutralité. |
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