Des miettes d'emploi : temps partiel et pauvreté

Le chômage, en devenant, à bon escient, une idée fixe des politiques et des économistes, semble masquer une autre réalité : le sous-emploi et la flexibilité, qui vont de pair avec le développement du travail à temps partiel et sont synonymes de précarité et de pauvreté au travail. Cet article part d...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:Travail, genre et sociétés | 1 | 1 | 1999-01-01 | p. 43-70 | 1294-6303
Glavni autor: Angeloff, Tania
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 1999
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Le chômage, en devenant, à bon escient, une idée fixe des politiques et des économistes, semble masquer une autre réalité : le sous-emploi et la flexibilité, qui vont de pair avec le développement du travail à temps partiel et sont synonymes de précarité et de pauvreté au travail. Cet article part de l’étude de travailleurs en situation de précarité (contrats précaires, ou pénurie du nombre d’heures de travail avec absence ou insuffisance de régulation institutionnelle), dans les secteurs de l’aide à domicile, du nettoyage et de la grande distribution. Il vise à dégager l’ambiguïté que revêt l’emploi dans certaines conditions d’exercice qui se déclinent au féminin, à temps partiel, sans qualification ou dans des emplois sous-qualifiés, sans garantie d’emploi à long terme, sans possibilité d’évolution de carrière. Sans dresser une typologie proprement dite de la pauvreté, il conviendra de montrer dans quelle mesure l’emploi tel qu’il est conçu ces dernières années (dans une politique de lutte contre l’indice à deux chiffres du chômage) conduit à aggraver la pauvreté au travail, en particulier par un développement du travail à temps partiel, qui touche en priorité les femmes.