Le travail de guidance sur mandat : un outil au service de l'intérêt de l'enfant ?

En Communauté française de Belgique, le décret de l’aide à la jeunesse du 4 mars 1991 a donné une nouvelle impulsion à l’ensemble de la politique relative à ce secteur. Une quinzaine d’années plus tard, à partir de sa pratique dans un centre d’orientation éducative travaillant sur mandat du Service...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Leborgne, Alain
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2008
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:En Communauté française de Belgique, le décret de l’aide à la jeunesse du 4 mars 1991 a donné une nouvelle impulsion à l’ensemble de la politique relative à ce secteur. Une quinzaine d’années plus tard, à partir de sa pratique dans un centre d’orientation éducative travaillant sur mandat du Service de l’Aide à la Jeunesse (SAJ), l’auteur questionne son travail dans les nombreuses situations de maltraitance confiées au service. Les nouvelles structures et procédures mises en place facilitent-elles le travail d’accompagnement de ces familles? Servent-elles nécessairement l’intérêt de l’enfant? Quelle est la part du contrôle et de la protection de l’enfant dans son milieu de vie? Comment créer (et entretenir) un contexte de protection dans le système global d’intervention? Comment favoriser la responsabilisation des parents suspectés de maltraitance et accepter notre impuissance face aux carences manifestes de certains d’entre eux? Comment sécuriser les entretiens individuels avec les enfants, de manière à ce que ces entretiens ne constituent pas un nouveau danger? L’élaboration d’une méthodologie particulière, à partir d’un travail d’équipe en co-intervention, va servir notre objectif: constituer, dans le cadre d’un mandat SAJ, un outil au service de l’intérêt de l’enfant. Car le risque est bien là, celui que les promoteurs du décret souhaitaient prioritairement éviter: la judiciarisation trop rapide de ces situations de maltraitance pourrait laisser croire qu’elles ne doivent être prises en charge que dans le seul cadre judiciaire.