L’éducation sentimentale du peuple. Flaubert et la naissance du lyrisme démocratique
La critique a longtemps essayé de faire droit à l’aveu de Flaubert lui-même à propos de L’éducation sentimentale : « un livre sur rien ». Mais comment, dans ce cas, comprendre le titre – si éduquer dénote bien la possibilité d’un apprentissage ? En revenant sur le concept de peuple, tel qu’il est m...
保存先:
| 第一著者: | |
|---|---|
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2021
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La critique a longtemps essayé de faire droit à l’aveu de Flaubert lui-même à propos de L’éducation sentimentale : « un livre sur rien ». Mais comment, dans ce cas, comprendre le titre – si éduquer dénote bien la possibilité d’un apprentissage ? En revenant sur le concept de peuple, tel qu’il est modifié par l’expérience révolutionnaire de 1848, cet article cherche à repérer dans le texte de Flaubert l’irruption du registre de la sentimentalité dans le champ politique. Entre la sacralité majestueuse du peuple de 1789 et le spectre de la foule, Flaubert décrit une mutation : une société moyenne, la naissance d’un art nouveau, le lyrisme démocratique. |
|---|