L’éducation solidaire ou le sens d’une dette
Résumé La solidarité s’est, on le sait, introduite dans l’éducation à la fin du XIXe siècle, en même temps qu’elle devenait un thème politique et un programme d’action. Cette étude mettra en lumière chez James Guillaume une figure de l’éducation solidaire qui, un quart de siècle plus tôt, forme a...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2016
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| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Résumé
La solidarité s’est, on le sait, introduite dans l’éducation à la fin du XIXe siècle, en même temps qu’elle devenait un thème politique et un programme d’action. Cette étude mettra en lumière chez James Guillaume une figure de l’éducation solidaire qui, un quart de siècle plus tôt, forme avec la conception républicaine une alternative. Dans la figure “libertaire” ou socialiste qu’elle exprime, la solidarité guillaumienne pose en effet que la société est chargée, à l’égard de l’enfant, d’une dette inconditionnelle et que l’éducation a pour but d’instaurer chez lui l’appartenance à soi dont il est porteur : l’être enfantin est posé comme un pouvoir à libérer. Dans la figure solidariste, au contraire, l’enfant est, à la naissance, en dette vis-à-vis d’une société et d’un passé qui en configurent l’être de part en part et auxquels il doit être soumis. Penser l’éducation tantôt comme dette de la société vis-à-vis de l’enfant, tantôt comme cause d’une dette dans l’enfant forme ainsi la tension interne de l’éducation solidaire, qui oscille entre une libération de l’être enfantin et son assujettissement au monde social.
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