Guillaume Métayer, Anatole France et le nationalisme littéraire. Scepticisme et tradition, Paris, Éditions du Félin (Les marches du temps), 2011, 255 p.

Résumé Sans doute, Emmanuel Levinas ne pouvait dans ses cours de philosophie négliger les questions de la transmission et de la formation. Mais ses responsabilités comme Directeur pendant trente-quatre ans de l’École Normale Israélite Orientale n’ont pu que nourrir en lui, davantage encore, la réfle...

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Hlavní autor: Vergnioux, Alain
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2011
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Résumé Sans doute, Emmanuel Levinas ne pouvait dans ses cours de philosophie négliger les questions de la transmission et de la formation. Mais ses responsabilités comme Directeur pendant trente-quatre ans de l’École Normale Israélite Orientale n’ont pu que nourrir en lui, davantage encore, la réflexion sur l’éducation, comme de nombreux textes en témoignent. Dans celui que D. Poizat nous présente et commente ici, « Il nous manque une culture », E. Levinas tente de répondre à une question que lui a posée Ben Gourion en 1953 sur l’échec de l’enseignement hébraïque. Pour Levinas, le sens de cet échec est qu’une éducation ne peut se soutenir qu’adossée à une culture, transmise dans une tradition vécue, enracinée dans une “terre”. Cela cependant ne suffit pas, comme l’indiquent d’autres textes : il faut encore à l’éducation de pouvoir s’appuyer et se déployer dans la connaissance des textes ( la Thora), leur relecture et leur commentaire incessants ; il faut encore pouvoir ancrer l’éducation dans une philosophie de l’éducation, qui unisse l’universalisme, l’exercice contradictoire de la raison, l’attention à autrui.