Mythe et altérité enfantine
Résumé La convenance “naturelle” du conte à l’enfance ne repose-t-elle pas sur quelques préjugés où se mêlent primitivisme, imaginaire, pensée sauvage ? L’article se propose de clarifier cette relation en commençant par situer entre elles les notions de conte, mythe, légende, fable, et par un examen...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2011
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Résumé La convenance “naturelle” du conte à l’enfance ne repose-t-elle pas sur quelques préjugés où se mêlent primitivisme, imaginaire, pensée sauvage ? L’article se propose de clarifier cette relation en commençant par situer entre elles les notions de conte, mythe, légende, fable, et par un examen critique des positions de van Gennep et Frazer. En parcourant les interprétations modernes du conte du point de vue de sa valeur éducative (Bettelheim, Belmont) ou de façon plus profonde sa capacité à représenter le réel, D. Ottavi montre que la transcription de l’oralité à l’écrit, la fixation patrimoniale des contes (Grimm, Perrault) et leur dévolution à l’enfance vont de pair. L’interprétation moderne considère les enfants comme les dépositaires d’un savoir mythique archaïque et en donnant aux contes pour fonction première la maîtrise des affects, elle en fait ainsi les premiers destinataires. Mais là encore, Freud comme Wittgenstein montrent qu’il faut chercher la vérité du conte dans son “inquiétante étrangeté”, l’expérience des limites et la rencontre avec certaines formes de terreur radicale. |
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