Une séance de cours ordinaire, Claudine Blanchard-Laville (dir.), Paris, L’Harmattan, 2003.

RésuméRésumé : L’éducation serait inutile si l’être social était déjà donné dans la constitution primitive de l’homme, elle serait impossible s’il en était complètement absent. Durkheim semble tiraillé entre l’exigence de justifier l’action éducative, qui conduit à souligner la coupure entre social...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Vergnioux, Alain
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2003
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméRésumé : L’éducation serait inutile si l’être social était déjà donné dans la constitution primitive de l’homme, elle serait impossible s’il en était complètement absent. Durkheim semble tiraillé entre l’exigence de justifier l’action éducative, qui conduit à souligner la coupure entre social et individuel, et celle d’en garantir la possibilité, qui amène à estomper cette coupure. De fait, sa pensée oscille entre deux conceptions difficilement compatibles de l’éducation, pensée tantôt comme passage à l’acte d’une nature prédisposée, tantôt comme superposition de l’être social à l’être égoïste. Il est alors permis de se demander si l’être égoïste ne subsiste pas, en deçà de l’être social, comme une sorte de résidu réfractaire à la socialisation, et si l’éducation peut être autre chose que l’édification de fragiles barrières destinées à contenir la force centrifuge de l’individu dans le tout social.