Nature et éducation chez Durkheim

RésuméRésumé : L’éducation serait inutile si l’être social était déjà donné dans la constitution primitive de l’homme, elle serait impossible s’il en était complètement absent. Durkheim semble tiraillé entre l’exigence de justifier l’action éducative, qui conduit à souligner la coupure entre social...

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書誌詳細
第一著者: Jankélévitch, Sophie
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2003
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:RésuméRésumé : L’éducation serait inutile si l’être social était déjà donné dans la constitution primitive de l’homme, elle serait impossible s’il en était complètement absent. Durkheim semble tiraillé entre l’exigence de justifier l’action éducative, qui conduit à souligner la coupure entre social et individuel, et celle d’en garantir la possibilité, qui amène à estomper cette coupure. De fait, sa pensée oscille entre deux conceptions difficilement compatibles de l’éducation, pensée tantôt comme passage à l’acte d’une nature prédisposée, tantôt comme superposition de l’être social à l’être égoïste. Il est alors permis de se demander si l’être égoïste ne subsiste pas, en deçà de l’être social, comme une sorte de résidu réfractaire à la socialisation, et si l’éducation peut être autre chose que l’édification de fragiles barrières destinées à contenir la force centrifuge de l’individu dans le tout social.