Quelle relation au temps nous promet-on à l’ère de l’ubiquité télévisuelle ?
Les discours sur l’avenir, ou plutôt sur la fin, de la télévision partent généralement du constat que l’évolution technologique des écrans offre de nombreuses potentialités nouvelles. Pourtant les virtualités d’un médium ne préjugent pas de ses usages, comme on en a souvent fait l’expérience.Cet ar...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2015
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les discours sur l’avenir, ou plutôt sur la fin, de la télévision partent généralement du constat que l’évolution technologique des écrans offre de nombreuses potentialités nouvelles. Pourtant les virtualités d’un médium ne préjugent pas de ses usages, comme on en a souvent fait l’expérience.Cet article part de l’idée que la convergence doit plutôt être pensée comme une lutte intermédiale dont le résultat incertain dépend moins des possibilités offertes par la technologie que par le désir d’intimité ou, au contraire, l’envie de partager certains spectacles. Partant de là, on montre que le choix de s’informer grâce à une chaîne généraliste, une chaîne d’information en continu ou un site dépend très largement de notre relation différenciée au temps que nous promettent les médias. En particulier, le direct se distingue des vidéos consommées sur des sites par la différence de tension narrative qu’ils provoquent.De cette opposition thymique entre le flux – et son paroxysme qu’est le direct – et le stock représenté par des reportages ou des « vidéos », on peut tirer quelques conclusions sur l’avenir de l’information dans les médias, bien différentes de celles qui sont induites de leurs potentialités. |
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