The Acts of the Apostles: Raphael’ design process for tapestries in the Sistine Chapel

En 1515, Raphaël est très occupé par de nombreuses commandes qui le sollicitent en tant que peintre, architecte, archéologue, éditeur de sa presse à imprimer des images, et en tant que concepteur. L’artiste, qui sera bientôt à l’apogée de sa carrière, dirige un atelier bien organisé avec divers doma...

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Autore principale: Nesselrath, Arnold
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2019
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:En 1515, Raphaël est très occupé par de nombreuses commandes qui le sollicitent en tant que peintre, architecte, archéologue, éditeur de sa presse à imprimer des images, et en tant que concepteur. L’artiste, qui sera bientôt à l’apogée de sa carrière, dirige un atelier bien organisé avec divers domaines de spécialisation. C’est à ce moment que le pape Léon X commande une série de cartons pour des tapisseries qui seront exposées dans la chapelle Sixtine lors de cérémonies solennelles. Parmi les défis posés par ce travail, notons que ces représentations étaient censées voisiner les fresques réalisées par diverses générations de maîtres, ainsi que les fresques de Michel-Ange, récemment achevées.Outre le défi artistique pour Raphaël, la conservation de cartons et de tapisseries à une époque relativement précoce de l’histoire de l’art jette un éclairage utile sur la production de ces précieux objets. La commande des cartons à l’un des plus grands maîtres italiens et leur production dans l’atelier hautement spécialisé de Peter van Aelst à Bruxelles confèrent une dimension européenne à cette entreprise, qui fait converger les goûts différents de part et d’autre des Alpes. Il est aujourd’hui possible d’examiner des problématiques comme l’attribution, la reconstitution de la série originellement prévue, l’organisation des différents médias – peinture et tissage –, les différences culturelles et les enjeux techniques à partir d’un ensemble remarquablement riche de matériel conservé. Car les cartons ne sont pas uniques. Cette conférence offre une belle opportunité de confronter les cartons de Londres à une seconde version de deux cartons conservés à Dublin, et aux trois fragments d’un autre carton conservé à Chantilly, et d’ouvrir ainsi un riche débat qui permettra de mieux comprendre la fonction de ces peintures préparatoires hautement considérées.