Des guerres dynastiques aux guerres nationales : la remise en cause du droit classique de la guerre à la faveur de la tourmente révolutionnaire

La période révolutionnaire française va être à l’origine de transformations profondes dans le droit de la guerre « post-westhpalien », apanage exclusif de la souveraineté des Princes, lequel reposait sur le principe cardinal de la limitation des guerres et d’une paix de compromis et comportait par a...

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Tác giả chính: Rigoulet-Roze, David
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2021
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Tóm tắt:La période révolutionnaire française va être à l’origine de transformations profondes dans le droit de la guerre « post-westhpalien », apanage exclusif de la souveraineté des Princes, lequel reposait sur le principe cardinal de la limitation des guerres et d’une paix de compromis et comportait par ailleurs des distinctions nettes entre guerre et paix ainsi qu’entre combat­tants et non-combattants, voire entre ennemi et criminel. Or, cette alternative tranchée se trouve remise en cause à l’issue des bouleversements révolution­naires, lorsque la notion d’État dynastique est reformulée comme État national et lorsque l’armée des Princes est amenée à se transformer, via la « levée en masse », en armée nationale avec l’émergence du « soldat-citoyen ». En défer­lant sur toute l’Europe continentale au début du xixe siècle, l’armée napo­léonienne, comme héritière de cette mutation fondamentale, va se trouver être à la fois vecteur et victime de ce nouveau modèle générant de véritables « guerres des peuples », dont la guerilla espagnole contre la « Grande Armée » ne sera que le premier d’une longue suite d’avatars. Dans le prolongement de la défaite napoléonienne, le Congrès de Vienne de 1814-1815 apparaîtra comme une vaste entreprise – partiellement réussie – de « Restauration » au sens large, non seulement naturellement du principe de légitimité dynastique, mais aussi du droit de la guerre qui en était l’expression.