La France et les marchés d’avions pendant l’entre-deux-guerres
La France était le premier exportateur mondial d’avions civils et militaires au sortir de la première guerre mondiale. Vingt ans plus tard, ce pays est contraint dans l’urgence de négocier au prix fort avec les États-Unis l’achat de 5 700 avions de guerre nécessaires pour assurer sa défense face à l...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La France était le premier exportateur mondial d’avions civils et militaires au sortir de la première guerre mondiale. Vingt ans plus tard, ce pays est contraint dans l’urgence de négocier au prix fort avec les États-Unis l’achat de 5 700 avions de guerre nécessaires pour assurer sa défense face à l’Allemagne nazie. Les raisons de ce déclassement extrêmement rapide sont à rechercher d’abord dans le contexte industriel de l’entre-deux guerres, marqué par une concurrence exacerbée entre une trentaine de constructeurs privés d’avions et de moteurs qui se disputent les marchés d’exportation à un moment où l’évolution technique conduit à une obsolescence très rapide du matériel. Face à la nécessité du réarmement aérien, l’État choisit de rationaliser la production avec les nationalisations du 11 août 1936. Pourtant, les investissements massifs dans le réarmement aérien ne permettent pas à la France d’être prête à temps en 1939. Cet exemple historique montre qu’il ne suffit pas à l’État de consacrer une part importante du revenu national à l’armement pour s’assurer de l’efficacité de l’outil militaire, il faut aussi une des politiques publiques clairvoyantes en matière de commerce international et d’industrie, ainsi qu’une prospective exacte des techniques de la guerre future, ce qui est particulièrement difficile en période d’innovation rapide. |
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