Cyberdéfense active par des entreprises privées ? Le hack-back entre l’hostilité de la Revue Stratégique de cyberdéfense de la France et le projet de loi ACDC aux États-Unis

L’essor spectaculaire des cyberattaques a conduit certains à suggérer que le secteur privé puisse lancer des actions de hack-back, à savoir utiliser des techniques offensives en riposte à une cyberattaque. Bien que cette pratique reste controversée et risquée, un projet de loi présenté au Congrès de...

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Hlavní autoři: Bannelier, Karinne, Christakis, Théodore
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2018
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:L’essor spectaculaire des cyberattaques a conduit certains à suggérer que le secteur privé puisse lancer des actions de hack-back, à savoir utiliser des techniques offensives en riposte à une cyberattaque. Bien que cette pratique reste controversée et risquée, un projet de loi présenté au Congrès des États-Unis l’année dernière (l’« Active Cyber Defense Certainty Act » ou « ACDC ») souhaite autoriser certaines formes de cyberdéfense active. Cette initiative semble contraster avec l’approche réticente de la France, telle qu’elle apparaît dans la Revue stratégique de la cyberdéfense publiée en février 2018 qui recommande de promouvoir l’interdiction du hack-back par le secteur privé dans le cyberespace. La réticence de la France s’explique probablement par les risques d’un hack-back « sauvage » laissé à la discrétion des acteurs privés et sans contrôle de l’État, pratique qui le différencie d’un hack-back « sage » lancé par l’Etat avec l’aide, si nécessaire, d’acteurs privés.