Les noms d’humains généraux aux limites de la grammaticalisation
RésuméLe statut particulier du nom général chose entre lexique et grammaire est aujourd’hui incontestable. Ce nom sert plutôt de moyen cohésif, de support ou de nom passe-partout et possède donc des fonctions proches des pronoms. D’un point de vue strictement logique, les noms d’humains généraux co...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2017
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméLe statut particulier du nom général chose entre lexique et grammaire est aujourd’hui incontestable. Ce nom sert plutôt de moyen cohésif, de support ou de nom passe-partout et possède donc des fonctions proches des pronoms. D’un point de vue strictement logique, les noms d’humains généraux comme personne se trouvent sur un niveau de généralisation nettement inférieur. Cependant, certaines caractéristiques indiquent une tendance analogue pour ces noms d’humains. L’objectif de ma contribution consiste à montrer l’hétérogénéité de ces noms. Une enquête fondée sur des jugements d’acceptabilité dans plusieurs langues montre un clivage entre les noms d’humains généraux lexicaux, moins courants, liés à des domaines de spécialité, qui s’intègrent dans des taxinomies, et les noms d’humains généraux très fréquents et détachés des réseaux lexicaux. Du point de vue informationnel, le contenu sémantique de ces noms passe à l’arrière-plan. Ils servent de support de quantification et de modification et peuvent, sous certaines conditions, remplacer des pronoms indéfinis. |
|---|