Où en est le « passif long » en français ?
RésuméUn certain nombre de langues permettent à deux verbes de fusionner en un seul prédicat complexe par restructuration. Si celui-ci est mis au passif, il en résulte ce qu’on appelle le « passif long ». La reconnaissance du passif long en français n’est pas nouvelle. En effet, plusieurs éditions d...
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| Hauptverfasser: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2016
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | RésuméUn certain nombre de langues permettent à deux verbes de fusionner en un seul prédicat complexe par restructuration. Si celui-ci est mis au passif, il en résulte ce qu’on appelle le « passif long ». La reconnaissance du passif long en français n’est pas nouvelle. En effet, plusieurs éditions du Bon usage mentionnent ce phénomène, bien que brièvement, par exemple avec la phrase Le château n’était pas achevé de meubler, où le premier verbe est passif et le second actif. Cependant, le français a aussi un autre type de passif long où les deux verbes sont au passif, par exemple dans la phrase Le problème a été tenté d’être résolu. Cette variante est à peine mentionnée dans les ouvrages de linguistique, et Le bon usage souligne qu’elle est rare. On la trouve, pourtant, dans différents genres de textes. C’est ce type de passif long que nous nous sommes proposé d’examiner ici. Nous montrons que ce type de passif fait partie de la grammaire de plusieurs de nos informateurs, en fonction du choix du premier verbe. Nous défendons aussi la thèse que la forme passive du second verbe constitue un accord de diathèse. Nos résultats indiquent que la restructuration est un phénomène plus important en français que ne le prétendent certains spécialistes. |
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