Trois monographies récentes sur les parcours de grammaticalisation et la linguistique de l'usage

RésuméDans ce travail, nous présentons une étude des formes verbales du turc. Nous avançons l’hypothèse que ces formes, à l’exception de celles comportant la marque di pour unique suffixe, sont des formes verbales complexes, malgré leur apparence synthétique.Pour ce faire, nous reprenons l’analyse...

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Hlavní autor: François, Jacques
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2010
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:RésuméDans ce travail, nous présentons une étude des formes verbales du turc. Nous avançons l’hypothèse que ces formes, à l’exception de celles comportant la marque di pour unique suffixe, sont des formes verbales complexes, malgré leur apparence synthétique.Pour ce faire, nous reprenons l’analyse suggérée initialement par Lees 1962, 1972, qui considère, à partir de l’opposition entre les deux paradigmes d’accord, que les formes verbales du turc, à l’exception de celles en dI, sont des formes composées, voire surcomposées, construites à partir d’un participe et d’un auxiliaire / copule. La prise en compte de l’emploi des formes en (E)r, EcEk et mIş dans les subordonnées, et de la structure des interrogatives en mI, nous permet de confirmer cette hypothèse ; en outre, la variation de position de l’accent nous fournit un argument supplémentaire en sa faveur.Pour rendre compte de l’aspect synthétique des formes, nous suggérons que la spécificité de l’auxiliaire tient au fait qu’il n’est réalisé que par l’accord au présent, ce qui rend compte de l’absence de formes non marquées pour ce temps. De plus, notre analyse permet d’expliquer la variation de sens de certains affixes.Nous étudions ensuite un phénomène propre au turc, à savoir la position de la marque de pluriel au sein des formes verbales. Nous montrons que l’apparente variation positionnelle de cette marque résulte en fait de deux phénomènes distincts : l’existence d’un accord participial, et l’interdiction de réaliser deux marques de pluriel au sein d’une forme fléchie, qu’elle soit verbale ou nominale. Pour finir, nous intégrons notre analyse dans une approche contrastive, reposant sur une comparaison avec le français d’une part, et avec l’hébreu d’autre part.