Phrase nominale, « parties du discours » et théorie syntaxique

RésuméOn défend ici, avec des arguments et des développements théoriques nouveaux, une position tenue depuis plus de 20 ans, qui consiste à affirmer, contre une tradition encore solidement ancrée, que la phrase dite « canonique », engendrée, dans les langues indo-européennes occidentales modernes, e...

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Autore principale: de Carvalho, Paulo
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2005
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméOn défend ici, avec des arguments et des développements théoriques nouveaux, une position tenue depuis plus de 20 ans, qui consiste à affirmer, contre une tradition encore solidement ancrée, que la phrase dite « canonique », engendrée, dans les langues indo-européennes occidentales modernes, et singulièrement en français, par instanciation d’un vocable verbal, ne recouvre pas, loin s’en faut, tout le champ de la syntaxe : il y a urgence à reconnaître l’existence d’un « cas premier », ou « primaire », de phrase, qu’il faut bien appeler « nominale », plutôt qu’« averbale ». On la définira comme une « phrase-prédicat », engendrée par l’apport, à un support pré-linguistique, d’une expression nominale, identifiante ou qualifiante, et en elle-même plus ou moins complexe. De cette référence, qui lui est consubstantielle, au « présent locutif », ou « énonciatif » – à distinguer du présent « délocuté » – la phrase nominale tire son apport significatif spécifique : ce n’est pas du monde, et de ce qui (s’) y passe, qu’elle parle, mais, plutôt, de l’instant locutif lui-même, et, en fin de compte, de « moi hic et nunc », qui instaure celui-ci. La démonstration passera par une reformulation, en termes de « personne » (invariable vs variable), de l’opposition NOM vs VERBE.