Transformation de la notion de « personne humaine » dans les avis du CCNE
Depuis sa création en 1983, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a joué un rôle central dans la confection des politiques bioéthiques en France. Cet article explore l’évolution de la production écrite du CCNE. À travers une analyse textuelle de ses avis, une bibliométrie des références qu...
Na minha lista:
| Principais autores: | , |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2026
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Depuis sa création en 1983, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a joué un rôle central dans la confection des politiques bioéthiques en France. Cet article explore l’évolution de la production écrite du CCNE. À travers une analyse textuelle de ses avis, une bibliométrie des références qu’ils mobilisent et une étude des profils de ses membres, l’article montre comment le CCNE a élargi son champ de réflexion au-delà d’une discussion entre éthique et biologie. Cette transformation se traduit par une diversité accrue des façons de traiter de la personne humaine et des références mobilisées. Elle a pour corollaire une moindre importance des biologistes face aux médecins, juristes, philosophes, sociologues dans la rédaction des avis. Ainsi, le CCNE, loin d’être une simple autorité de régulation de la pratique biomédicale, a pu développer un regard éthique spécifique par rapport aux autres institutions de la régulation de la biomédecine. Le positionnement du CCNE, comme institution, a glissé du biologique vers des questions « sociétales » à portée générale. |
|---|