Un virus mis en scène par son vaccin ? La prise en charge du HPV et des pathologies associées en belgique

Cet article s’intéresse à la mise en place de la détection du papillomavirus humain (HPV) et aux conséquences qui en découlent en Belgique. L’établissement de technologies de détection et de prévention contre le cancer du col de l’utérus et l’agent infectieux – le HPV – ont redéfini les contours d’u...

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Κύριος συγγραφέας: Nève, Margaux
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2022
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περιγραφή
Περίληψη:Cet article s’intéresse à la mise en place de la détection du papillomavirus humain (HPV) et aux conséquences qui en découlent en Belgique. L’établissement de technologies de détection et de prévention contre le cancer du col de l’utérus et l’agent infectieux – le HPV – ont redéfini les contours d’un problème de santé publique. La systématisation du test HPV en lien avec l’arrivée des vaccins témoigne du glissement de la prise en charge du cancer du col à la prévention du virus. Alors que le frottis utérin permet de détecter le cancer et des lésions précancéreuses, l’utilisation des vaccins anti-HPV est un pas vers une étape de prévention plus précoce qui induit des conséquences sanitaires et sociales. La compréhension de ce qui fait « pathologie » ou de ce qui peut être désigné comme « normal » s’est modifiée ignorant parfois certaines populations ou au contraire élargissant les caractéristiques des populations dites « à risque ». L’attention ou l’absence d’importance donnée à certains organes et populations laisse à voir des normes autour de la sexualité et du genre et contribue à construire des identités sexuelles et de genre affectées par certaines maladies – les hommes homosexuels par le cancer de l’anus et les femmes par le cancer du col utérin – alors que d’autres cancers comme celui de l’oropharynx sont semblablement présents. Parallèlement, bien que les inégalités sociales de santé (ISS) expliquent la présence du cancer du col de l’utérus, elles sont peu prises en considération par les institutions de santé publique.