Socialisation non professionnelle et logiques de prescription médicale

Cet article analyse les pratiques de recommandations des médecins prescripteurs de contraception afin de comprendre la place centrale qu’occupe la pilule dans le modèle contraceptif français. Il s’appuie sur une enquête par questionnaire réalisée auprès de 1 011 médecins généralistes et gynécologues...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Gelly, Maud
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2017
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الملخص:Cet article analyse les pratiques de recommandations des médecins prescripteurs de contraception afin de comprendre la place centrale qu’occupe la pilule dans le modèle contraceptif français. Il s’appuie sur une enquête par questionnaire réalisée auprès de 1 011 médecins généralistes et gynécologues exerçant en cabinet de ville. Les recommandations contraceptives se révèlent très hétérogènes et vont souvent à l’encontre des normes promues par les autorités de santé nationales et internationales. Les méthodes proposées aux femmes dépendent des caractéristiques professionnelles des prescripteurs (niveau de formation, lieu d’exercice) mais aussi de leurs représentations et de leur expérience contraceptive personnelle. En l’absence de formation adaptée, c’est souvent la méthode la plus connue et la plus facile à prescrire, à savoir la pilule contraceptive, qui est recommandée. Les particularités du système de soins français — formation partielle des médecins en contraception, système de paiement à l’acte, non encadrement de leurs pratiques — semblent ainsi favoriser des logiques de prescription qui renvoient à d’autres enjeux que la recherche de l’efficacité contraceptive et le libre choix des patientes.