De la recherche scientifique à la recommandation de santé publique : la circoncision masculine dans le champ de la prévention du VIH

RésuméL’objectif de cet article est d’étudier les conditions dans lesquelles la circoncision masculine a été instaurée comme outil de prévention du VIH/sida dans les pays de l’Afrique australe, d’identifier les controverses scientifiques associées à la démonstration de son efficacité, et d’analyser...

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Detalhes bibliográficos
Principais autores: Perrey, Christophe, Giami, Alain, de Camargo, Kenneth Rochel, de Oliveira Mendonça, André
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2012
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:RésuméL’objectif de cet article est d’étudier les conditions dans lesquelles la circoncision masculine a été instaurée comme outil de prévention du VIH/sida dans les pays de l’Afrique australe, d’identifier les controverses scientifiques associées à la démonstration de son efficacité, et d’analyser la manière dont ces controverses et désaccords ont été gérés par les grandes agences internationales (OMS et ONUSIDA). Le processus de validation de la circoncision masculine est le résultat d’interactions complexes entre la production de données scientifiques visant à établir l’efficacité de la mesure, l’analyse de la réactivité des prestataires de santé locaux et l’évaluation de son acceptabilité (au niveau politique, communautaire et individuel). Il s’est déroulé en deux temps. Tout d’abord, la controverse a porté sur l’efficacité de la mesure et s’est développée autour de l’interprétation d’études épidémiologiques. Puis, la publication de résultats d’essais randomisés convergents a clos le débat au niveau de l’OMS et d’ONUSIDA et entraîné la promulgation de la mesure lors de la consultation technique de Montreux (2007). Suite à cette décision, les voix discordantes furent marginalisées et les débats sur les incertitudes relatives à l’extrapolation des essais à l’échelle d’un pays eurent du mal à émerger. Cette étude fait ainsi apparaître que la validation d’une mesure de santé publique est, certes, fondée sur des éléments scientifiques, mais qu’elle s’appuie sur des dimensions politiques.