Introduction
Un lot de trois-cent-quarante photographies est découvert dans un marché aux puces de New-York en 2004. Sur ces vieux clichés d’amateurs, pris entre la fin des années 1950 et la fin des années 1960, il n’y a que des hommes travestis en femme. Mais ce sont des « femmes » ordinaires, comme on en voit...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Un lot de trois-cent-quarante photographies est découvert dans un marché aux puces de New-York en 2004. Sur ces vieux clichés d’amateurs, pris entre la fin des années 1950 et la fin des années 1960, il n’y a que des hommes travestis en femme. Mais ce sont des « femmes » ordinaires, comme on en voit dans tous les albums de photographies familiales. Ces photographies retrouvées sont la partie immergée d’un vaste réseau clandestin d’hommes mariés, bons pères de famille et bons patriotes. Ils font partie de la classe moyenne blanche américaine. Ils incarnent le rêve américain. Et son cauchemar. Parce que l’Amérique de ces années là, c’est l’Amérique de la guerre froide qui censure, réprime, exclue et traque toutes les désobéissances aux injonctions normatives. Malgré les risques, ces hommes se sont écrits, rencontrés et structurés autour d’un journal clandestin. Ils ont refusé de se soumettre au culte d’une virilité archaïque et ils ont transgressé les prescriptions de genre. Ils se sont construits une identité collective singulière et unique grâce à la photographie. Cette archive visuelle incomparable et rare témoigne d’une véritable sous-culture transgenre qui s’inscrit dans l’histoire politique des minorités sexuelles américaines de l’après-guerre. |
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