Paradoxes de « l’archive »
RésuméEntre l’histoire, l’archéologie, la philosophie, la psychanalyse et la pratique des archives circule et s’échange un vocabulaire nomade dont le partage semble aller de soi, sans que soient clarifiées leurs modalités de circulation et d’échange. L’usage du terme « archive » en est un cas partic...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2017
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | RésuméEntre l’histoire, l’archéologie, la philosophie, la psychanalyse et la pratique des archives circule et s’échange un vocabulaire nomade dont le partage semble aller de soi, sans que soient clarifiées leurs modalités de circulation et d’échange. L’usage du terme « archive » en est un cas particulier. Il est saisi ici dans le moment de son apparition puis de sa construction comme concept majeur dans les œuvres de Foucault et de Derrida. L’auteur propose d’associer ces représentations à l’expérience très singulière de l’accès aux archives : de part et d’autre du guichet se confrontent deux expériences et deux perceptions incommensurables, au sens propre du terme. Il est peu de situations scientifiques où la perception globale d’un objet (un fonds d’archives) est proposée par ceux qui en préparent l’usage (les archivistes) sous la forme d’une consommation morcelée et ponctuelle (des lots de cartons) en contradiction complète avec leur propre connaissance, qui en a modelé la forme (le classement). L’« archive » pourrait être le nom de cette distorsion. |
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