« Maréchaux de la curiosité » et critiques : la diversité des discours sur la peinture à la fin du XVIIIe siècle siècle
RésuméOn sépare traditionnellement les discours sur la production artistique entre ceux de la critique officielle du Salon, prétendument légitime et désintéressée, et ceux du monde du commerce, souvent considéré avec méfiance par cette critique et les institutions. Cette étude s’interroge sur la pla...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2015
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméOn sépare traditionnellement les discours sur la production artistique entre ceux de la critique officielle du Salon, prétendument légitime et désintéressée, et ceux du monde du commerce, souvent considéré avec méfiance par cette critique et les institutions. Cette étude s’interroge sur la place du « discours marchand » dans l’ensemble des discours sur la peinture à la fin du XVIIIe siècle.Nous abordons d’abord les origines de ce discours marchand et tentons d’en définir les contours et le profil de ses orateurs. Nous évoquons ensuite la place de ce discours face à ce qu’on appelle la « critique » au travers des trois principaux enjeux : l’autorité morale à discourir, la légitimité du jugement et la promotion d’un art édifiant et patriotique.Sur ce dernier enjeu, il apparaît à la fin du XVIIIe siècle un net rapprochement entre les deux discours. On observe en particulier que les plus importants marchands de l’époque n’hésitent pas à littéralement s’approprier la posture et le discours du critique. Cette mutation s’inscrit dans une stratégie de construction d’une image et aussi de rapprochement avec le pouvoir et les institutions, et en premier lieu le Muséum. |
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