« Faire » un événement naturel ?
RésuméL’événement naturel, en l’occurrence météorologique, ne nous parvient que médiatement. En comparant l’orage du 13 juillet 1788 et la tempête de décembre 1999, on mesure, par-delà l’évidente singularité de chacun de ces événements, l’écart entre les médias qui les couvrent : mémoires de l’Acadé...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2011
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméL’événement naturel, en l’occurrence météorologique, ne nous parvient que médiatement. En comparant l’orage du 13 juillet 1788 et la tempête de décembre 1999, on mesure, par-delà l’évidente singularité de chacun de ces événements, l’écart entre les médias qui les couvrent : mémoires de l’Académie des sciences (1788), presse souvent grand public mais recourant aux paroles d’« experts » (1999). Pourtant, on est surtout frappé par la parenté de discours, au sens linguistique, dans le traitement médiatique de ces deux événements. Cette parenté révèle leur fonction symbolique : l’intuition collective, dans l’un et l’autre cas, de la fin d’un monde s’exprime par le sentiment irrationnel d’une catastrophe imminente, éventuellement renforcé par une critique de la vacance du pouvoir. |
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