Le discours sur l'Occident chez les intellectuels iraniens de la modernité

RésuméEn examinant l’abondante littérature consacrée à l’organisation des célébrations publiques (manuels contenant les conseils et les scénarios modèles, premières histoires des fêtes de la Révolution russe…) et la pratique festive au moment de la Nouvelle politique économique, cet article étudie l...

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Auteur principal: Nanquette, Laetitia
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméEn examinant l’abondante littérature consacrée à l’organisation des célébrations publiques (manuels contenant les conseils et les scénarios modèles, premières histoires des fêtes de la Révolution russe…) et la pratique festive au moment de la Nouvelle politique économique, cet article étudie la réinvention de la célébration publique soviétique qui, dans les années 1920, porta sur la nature et les objectifs du spectacle festif, la définition de ses participants et de ses destinataires. Elle conduisit notamment à replacer la manifestation au centre de la fête, en réinventant ses formes (« carnaval politique »), en réaffirmant sa fonction mobilisatrice et en développant sa dimension pédagogique. En mettant l’accent sur le nombre de participants, en soulignant leur hétérogénéité et leur représentativité, la nouvelle manifestation devenait spectacle d’une nation mobilisée autour d’un État face à un environnement hostile ; elle préfigurait ainsi les grands thèmes du discours stalinien, en mettant particulièrement l’accent sur les sujets économiques et le travail. Pensée capable de transformer les foules bigarrées en un corps ordonné et harmonieux, de mettre en scène les masses et d’effacer les frontières entre participants et spectateurs, la célébration était l’objet de maintes attentions, se retrouvant régie par des consignes de plus en plus strictes et élaborées. Aucun élément de la fête ne devait y échapper, d’autant que tous avaient une visée pédagogique prononcée.