Spectacle politique et participation

RésuméLe spectaculaire est inhérent à l’activité politique. Le pouvoir est toujours « mise en scène », « théâtrocratie », et manipulation permanente d’images et de symboles. Si l’idée que le pouvoir politique doit se donner à voir est connue, son recours au spectaculaire est souvent délégitimé. Il m...

Szczegółowa specyfikacja

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Opis bibliograficzny
Główni autorzy: Cossart, Paula, Taïeb, Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2011
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:RésuméLe spectaculaire est inhérent à l’activité politique. Le pouvoir est toujours « mise en scène », « théâtrocratie », et manipulation permanente d’images et de symboles. Si l’idée que le pouvoir politique doit se donner à voir est connue, son recours au spectaculaire est souvent délégitimé. Il marquerait en effet un appauvrissement de la participation politique, un show médiatique cherchant l’émotion plus que la politisation. L’objet de cet article est d’étudier la tension entre nécessité de la visibilité politique et phobie du spectacle, puis de la dépasser pour montrer que la théâtralité du pouvoir relève pleinement du dialogue démocratique. L’article examine dans un premier temps la critique du spectaculaire comme forme de dévoiement du débat citoyen et de dépolitisation des administrés ; à rebours de cette approche, plusieurs auteurs affirment la nécessité de dépasser une vision logocentrique de la participation, et plus largement de nuancer l’opposition entre le spectacle et la participation politique. Le spectacle peut être aussi un facteur de politisation, une occasion d’élargissement de l’espace public vers ceux qui sont marginalisés par une conception purement délibérative de la participation, ou un outil de contre-pouvoir citoyen. L’article montre ensuite que s’arrêter uniquement sur les fonctions du spectacle politique empêche d’apprécier à quel point il est nécessaire pour les autorités. Les effets politisants ou dépolitisants du spectacle peuvent alors être compris comme étant seulement des sous-produits de la communication politique. Une telle mise en spectacle du politique, même opposée à l’idéal d’une citoyenneté raisonnable qui se défie de l’émotionnel et du sensationnalisme, demeure en réalité le lieu et le moyen de dialogues entre groupes, et entre État et population, au sein d’une société démocratique.