L'articulation entre écrans et performance : autour des spectacles de Superamas, Gob Squad et Big Art Group
RésuméÀ travers les cas de trois groupes de performers, est questionné le potentiel critique des marges artistiques quant au spectaculaire dominant au sein de la culture médiatique. La méthode repose sur la description des dispositifs scéniques mis en place, suivie de leur analyse dramaturgique, de...
Kaydedildi:
| Yazar: | |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2011
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | RésuméÀ travers les cas de trois groupes de performers, est questionné le potentiel critique des marges artistiques quant au spectaculaire dominant au sein de la culture médiatique. La méthode repose sur la description des dispositifs scéniques mis en place, suivie de leur analyse dramaturgique, de l’examen des intentions des acteurs ainsi que des effets voulus et, parfois, obtenus. Les spectacles sont décrits, les groupes situés dans le paysage théâtral européen et étasunien pour interroger ensuite leur rapport aux notions de performance, de théâtre expérimental et d’avant-garde. Les trois spectacles choisis – Empire de Superamas, SOS du Big Art Group et Super Night Shot de Gob Squad – rendent possible une construction hiérarchisée de certaines articulations entre les écrans et la scène : la scission nette entre écran et art vivant (Superamas), la « technique du Real-Time Film » (Big Art Group), qui entremêle intimement vidéo et performance, enfin la présence exclusivement « écranique » des comédiens (Gob Squad). De surcroît, le niveau de technicité modifie la réception : la recherche de la perfection technique (Superamas), le bricolage en direct (Big Art Group) ou en différé (Gob Squad). Ces techniques servent des objectifs différents, respectivement rendre le montage apparent, reproduire le spectaculaire jusqu’à saturation et jouer avec l’infra-spectaculaire, voire l’antispectaculaire. En tentant d’expliquer leur rapport à l’authenticité, idée qui sous-tend la critique du spectaculaire médiatique, l’article se conclut sur l’ambivalence de leur prise de position politique, se faisant finalement le reflet de la sphère médiatique dans son ensemble, entre écarts et retours à la norme, consensus et subversion. |
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